Voltaire,
Correspondance, II (1736-1738)
“ Oserez-vous faire encore quelques actes de foi à la face des incrédules ? Vous voyez le ciel et la terre pleins de tendances, de gravitations réciproques ; je n’ai plus qu’un mot à vous dire sur cela. Ou vous admettez le plein, et, en ce cas, je fais dire des messes ; ou vous admettez le vide, sans lequel il n’y a point de mouvement, et, en ce cas, il faut bien que Jupiter et Saturne agissent l’un sur l’autre, et à distance, tout au travers du vide. Pardon, deux paroles encore. Le magnétisme, l’électricité, peuvent-ils nuire à l’attraction ? ”
