Résumé

Portrait de Charles Wolf Charles Wolf Les Hypothèses cosmogoniques

Si l’on suit, à travers l’infini des temps et des espaces, ce phénix de la nature, qui ne se brûle que pour revivre de ses cendres ; si l’on voit comment, dans la région même où elle a vieilli et où elle est morte, la nature renaît inépuisable, en même temps qu’à l’autre limite de la création, dans l’espace de la matière brute et informe, elle progresse incessamment, élargissant toujours le plan de la manifestation divine et remplissant de ses merveilles l’éternité aussi bien que l’espace, l’esprit qui embrasse tout cet ensemble s’abîme dans une profonde admiration.
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Portrait de Charles Wolf Charles Wolf Les Hypothèses cosmogoniques

Mais où finiront ces systèmes ? Où s’arrêtera la création elle-même ? Il est bien clair que, pour se la figurer en rapport avec la puissance de l’Être infini, il faut la supposer sans limite. Étendre l’espace où s’est révélée la puissance créatrice de Dieu à une sphère du rayon de la Voie lactée, ce n’est pas s’approcher plus de sa grandeur infinie, que si on le limite à une sphère d’un pouce de diamètre. Tout ce qui est fini, tout ce qui a des limites et peut s’exprimer par un nombre, est également loin de l’infini.
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Portrait de Charles Wolf Charles Wolf Les Hypothèses cosmogoniques

Si les centres de tous les grands systèmes de mondes sont des corps enflammés, c’est surtout ainsi qu’il faut se figurer le corps central du système immense que forment les étoiles. Mais un tel corps, qui doit avoir une masse proportionnée à la grandeur de son système, s’il était un astre lumineux par lui-même, un Soleil, ne se manifesterait-il pas à nos yeux par son éclat extrême et par sa grandeur ? Pourtant parmi la foule des étoiles nous n’en voyons aucune qui se distingue des autres par un incomparable éclat.
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