Résumé

Portrait de Léon Daudet Léon Daudet Le Stupide XIXe siècle

C’est ce qui fait que le romantisme, encore chrétien avec Chateaubriand, devient panthéiste avec Hugo et Michelet. On suit aisément la pente du Génie du Christianisme à la Légende des Siècles et à la Femme, à la Bible de l’Humanité et à la Mer. Qu’est-ce, en somme, que la civilisation ? C’est, comme l’humanisme, avec lequel elle se confond, l’obstacle de l’être pensant, de la raison, équilibrée et réfléchissante, aux forces aveugles de la nature, dont le dépôt en nous est l’instinct. Cet instinct appelle la nature, et celle-ci renforce l’instinct.
Source : Wikisource

Portrait de Léon Daudet Léon Daudet Le Stupide XIXe siècle

La morale est à la base et à l’origine de l’enseignement, comme l’oxygène est à la base et à l’origine de la respiration. Sans une morale, quelle qu’elle soit, l’enseignement croule, non seulement comme le pensait Guyau, faute d’obligation, et donc de sanction, mais encore faute d’assises et d’ambiance. Or, pour un Français, il n’y a pas deux morales, il n’y en a qu’une : la morale catholique, incorporée à notre sang, à notre humeur, à notre habitus, à notre conduite depuis des centaines d’années et inséparable, même aux yeux de l’athée logique, de l’esprit, du cœur national.
Source : Wikisource

Portrait de Léon Daudet Léon Daudet Le Stupide XIXe siècle

Tu portes l’enfant qui porte le monde !
Tout le romantisme politique est là : une parodie sacrilège des Évangiles, avec, comme aboutissement, le massacre. Mais, entre les deux, quel flux de paroles et de déclarations retentissantes, juste ciel, que de tribunes dressées, que d’orateurs vains ! Mirabeau, Danton, Hugo, Gambetta, Jaurès, soufflant la mort à tour de rôle et de tous leurs poumons, en réclamant la fraternité universelle, tel est le schéma de cette époque étrange et qui donne à son historien un frisson de colère et de dégoût.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature