Résumé

Paul Souday La société des grands esprits (1929)

« Ce ne sont pas, dit Pascal, les sentiments de M. Arnauld qui sont hérétiques : ce n'est que sa personne. C'est une hérésie personnelle. Il n'est pas hérétique pour ce qu'il a dit ou écrit, mais pour ce qu'il est M. Arnauld. C'est tout ce que l'on trouve à redire en lui. Quoi qu'il fasse, s'il ne cesse d'être, il ne sera jamais bon catholique. La grâce de saint Augustin ne sera jamais la véritable tant qu'il la défendra. Elle le deviendrait s'il venait à la combattre... » Nous ne savons pas au juste quelle était la thèse de M. Arnauld, et nous ne tenons pas à le savoir.
Source : Gallica

Paul Souday La société des grands esprits (1929)

Ce plaisir est pour Spinoza si puissant, si profond, que c'est bien là ce qu'il nomme amour. Il n'y a rien, selon lui, qui soit au-dessus de l'intellection, et en elle réside à ses yeux, lorsqu'elle est complète, la suprême béatitude. Vénérons ce grand maître et ce saint de l'intellectualisme intégral. Tous tant que nous sommes, nous autres, qui nous croyons des intellectualistes, rentrons en nous-mêmes et confessons, devant un tel exemple, notre tiédeur et notre indignité.
C'est bien la Grèce qui a inventé la raison, mais Spinoza l'a poussée jusqu'à l'héroïsme.
Source : Gallica

Paul Souday La société des grands esprits (1929)

M. Lucien Fabre a très bien élucidé la différence entre le tour d'esprit de Pascal et celui de Descartes en mathématiques: Pascal tout concret, Descartes abstrait; Pascal ennemi de l'analyse, dont Descartes avait prouvé l'admirable fécondité ; et le procédé de Pascal ne valait que pour un homme de ce génie... A la fameuse phrase sur le silence éternel des espaces infinis, M. Paul Valéry oppose l' « harmonie des sphères » de Pythagore et le Cœli enarrant gloriam Dei de la Bible. Au cœur, la contemplation de la voûte céleste suggère l'idée de Dieu ; à l'esprit, la science.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature