Jacques Bainville

Jacques Bainville

Résumé

Portrait de Jacques Bainville Jacques Bainville Le critique mort jeune (1927)

Fortes de ce sentiment que M. Bourget n'est point fait pour composer longtemps d'autres « Cosmopolis », elles prédisaient avec plaisir que, possédé par ses idées et ses préoccupations nouvelles, il allait leur sacrifier la littérature d'imagination. On avait compté sans l'estime qu'un romancier a pour un art où il est passé maître, à la pratique duquel il doit sa gloire d'abord, ce qui est quelque chose, et aussi sa connaissance des hommes, sa science de la vie, ce qui est encore mieux.
Source : Gallica

Portrait de Jacques Bainville Jacques Bainville Le critique mort jeune (1927)

« J'ai fait des expériences », écrit M. Jules Lemaître au préambule de son livre. « J'ai vu de près des « réalités que je n'avais aperçues que de loin ; « j'ai touché du doigt les conséquences de certaines « idées de Rousseau ». Ces conséquences, un autre critique, M. Pierre Lasserre, les nomme, les étudie, les décrit dans tout leur détail, telles qu'il les trouve dans les arts, la politique et les mœurs du XIXe siècle. C'est le Romantisme, qu'il définit « la Révolution dans les sentiments et dans les idées. » Ainsi le Romantisme et la Révolution sont reliés l'un à l'autre.
Source : Gallica

Portrait de Jacques Bainville Jacques Bainville Le critique mort jeune (1927)

L'écrivain inexpérimenté croit que la liberté favorise son génie. Ce n'est le plus souvent que la liberté de ne rien faire. Un labeur forcé donne une nourriture et de la force à l'esprit.
Si l'on se plaint quelquefois que la littérature nouvelle soit creuse, c'est peut-être parce que les auteurs nouveaux ont eu trop de facilités. Et s'il y a une crise du roman, c'est parce que, souvent, il n'y a pas assez d'acquis chez les romanciers. Un langage sans idée, une littérature sans aliment s'épuisent tôt.
Source : Gallica

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