Résumé

Les Œuvres de la pensée française

Il est tout amour et tout indulgence. Il n’exalte point l’homme. Il ne cherche pas à l’élever au-dessus de lui-même. Il ne cherche qu’à le traduire, à nous tracer de lui une image exacte et savante, et à nous émouvoir nous-mêmes par sa ressemblance avec nous. « Je ne craindrai pas d’avancer que le sujet d’une belle tragédie doit n’être pas vraisemblable » avait écrit Corneille. Racine cherche avant tout le vraisemblable et le vrai.
Ainsi tout le soin de Racine tend vers la recherche de la vérité dans ses caractères. Son œuvre y gagne plus de mesure encore, plus de perfection classique.
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Les Œuvres de la pensée française

Les Fables constituent une peinture satirique de la société, mais où la satire n’a jamais d’amertume. Ce sont de fines comédies où passent, sous forme d’animaux, des personnages subtilement et amoureusement dessinés, d’une plume sobre jusqu’à la gageure. Le choix prodigieusement heureux du mot, la science étonnante de la phrase où le coloris le plus vif respecte la ligne pure du dessin, l’harmonie délicate d’un vers dont le rythme se renouvelle à l’infini, font de ces tableaux des chefs-d’œuvre qui n’ont rien perdu de leur jeunesse, et qui étonnent encore aujourd’hui.
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Les Œuvres de la pensée française

Mlle de Scudéry, Voiture, Mme de Sévigné, Mme de La Fayette et tout le chœur des poètes sont les fervents de ce cercle brillant, de cette académie du goût. Dans ce salon et dans quelques autres on raffine sur la distinction, sur l’élégance, sur l’esprit, sur le langage. On prend l’habitude des périphrases, des métaphores, la haine du mot propre qui est vulgaire, et en général de tout ce qui est simple, réaliste, près de la vie. L’horreur du naturel conduit à un amour excessif de la mythologie. On enveloppe l’idée banale dans des formes alambiquées.
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