Résumé

Georges Renard La Méthode scientifique de l'histoire littéraire… (1900)

Certes, la Ville-Lumière, comme l'appelle Victor Hugo, a rayonné ainsi d'un éclat intense ; elle est restée sans interruption un phare éblouissant ; elle est encore comme un milieu électrique où le frottement de tant d'éléments divers fait perpétuellement jaillir l'étincelle et la flamme. Mais on peut se demander si la littérature française, devenue presque exclusivement littérature parisienne, n'a pas perdu en profondeur et en variété, en fraîcheur et en naïveté surtout. On peut se demander si l'accumulation des talents dans un espace trop étroit n'en a pas étouffé plus d'un en germe.
Source : Gallica

Georges Renard La Méthode scientifique de l'histoire littéraire… (1900)

A mesure que la démocratie s'affermit et s'organise en un pays, il semble que la littérature s'associe de plus en plus aux fêtes dans lesquelles tout un peuple communie et prend pour quelques heures une seule et même âme. On le vit bien, sous la Révolution, dans ces immenses concours de multitude sur
lesquels planait, comme une étoile avant-courrière d'une nouvelle ère, une grande Idée nationale ou humaine, par exemple celle de liberté ou de fraternité, que peintres, sculpteurs, musiciens, poètes essayaient tous d'exprimer ou d'incarner à leur façon.
Source : Gallica

Georges Renard La Méthode scientifique de l'histoire littéraire… (1900)

Non, ce sont des fleurettes, délicates et fragiles, qui ont quelque chose de musqué et d'artificiel, mais qui, en certaines heures, à la clarté des bougies, dans la douce atmosphère d'une fête, ont leur grâce et leur charme. La poésie légère s'épanouit dans ce tiède milieu ; le madrigal y foisonne; le sonnet y brille de tout son éclat; l'épigramme y pousse ses feuilles épineuses ; la pastorale galante y apporte l'illusion de la campagne. L'esprit, sous les mille formes � qu'il peut prendre, y miroite et chatoie.
Source : Gallica

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