épicycle

Définition et enjeux

Portrait de Pierre Duhem Pierre Duhem ΣΩΖΕΙΝ ΤΑ ΦΑΙΝΟΜΕΝΑ

Il est clair que, pour les motifs expliqués, des deux hypothèses, dont chacune est la conséquence de l’autre, celle de l’épicycle paraît la plus commune, la plus généralement admise, la plus conforme à la nature des choses. Car l’épicycle est un grand cercle d’une sphère solide, celui que la planète décrit dans son mouvement sur cette sphère, tandis que l’excentrique diffère entièrement du cercle qui est conforme à la nature et est plutôt décrit par accident.
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Léon Gauthier Ibn Rochd : Averroès (1948)

Quand l'astre, dans le mouvement rotatoire de l'épicycle, arrive au point supérieur de sa course (p) , la vitesse de l'épicyle et celle de l'excentrique s'additionnent intégralement ; quand il arrive au point inférieur (p') , elles se
retranchent intégralement l'une de l'autre, et il suffit d'attribuer à l'épicycle une vitesse de rotation assez grande, pour qu'à ce moment l'astre semble, vu de la Terre, se diriger en sens inverse ; le reste du temps, la somme ou la différence croît progressivement
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Portrait de Pierre Duhem Pierre Duhem ΣΩΖΕΙΝ ΤΑ ΦΑΙΝΟΜΕΝΑ

En outre, l'astronome se propose de diminuer autant que possible les mouvements et le nombre des sphères ; si, par exemple, nous pouvons poser un système selon lequel les mouvements visibles de tel astre se justifient au moyen de trois sphères, et un autre système selon lequel la même chose peut se justifier à l'aide de quatre sphères, le mieux est de s’en tenir au système suivant lequel le nombre des mouvements est le moindre. C’est pourquoi nous préférons, pour le Soleil, l’excentrique à l’épicycle, comme l’a dit Ptolémée.
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