Georges Eekhoud,
Les Pittoresques
“ Se déhanchant, les yeux en coulisse, lascives, Leurs poitrines crevant les minces canezous, De la voix et du geste attirant les voyous Et les ensorcelant à grands coups d’invectives. Un ruban défraîchi ceint leur chignon tordu, Retombant fauve et roux sur leur col de bacchante. Au-dessous, des jupons festonnés en acanthe, Le mollet s’arrondit sous un bas bien tendu. Il sort de ce remous une senteur piquante, L’odeur de la chair vive et du fruit défendu. ”
