Résumé

Association française pour l'Avancement des Sciences… (1882)

Pour laisser au cordon bleu du caïd le temps d'achever les derniers préparatifs du festin, nous allons faire une petite promenade dans le village. Qui a vu un village kabyle les a tous vus: tous sont perchés au sommet d'une colline, tous sont également malpropres, également misérables. Les enfants y grouillent partout, dans les rues et dans les cours, et se roulent avec bonheur dans le fumier; les femmes sont aux fontaines où elles passent la journée à babiller; les hommes se reposent gravement sur la place de la Djemâa qui est pour eux ce qu'était le forum pour les Romains.
Source : Gallica

Association française pour l'Avancement des Sciences… (1882)

Nous déjeunons dans la tribu des Beni-ismail. Sur le penchant d'une montagne, à l'ombre de quelques grands arbres, une tente de verdure est préparée, des tapis sont étendus; à côté sont les brasiers où rôtissent les moutons entiers. Le tout est entouré de groupes de Kabyles qui, drapés dans leurs burnous, regardent notre arrivée et attendent la fin de notre déjeuner. Les chefs de la tribu nous reçoivent, nous font asseoir à terre ; une troupe de Kabyles vient nous présenter ses offrandes, miels, gâteaux, oeufs, poulets au piment, kouskouss et le dépose à nos pieds.
Source : Gallica

Association française pour l'Avancement des Sciences… (1882)

Éperdus, aveuglés par la pluie, mouillés jusqu'aux os, nous voulons rejoindre nos guides et nos mulets.
Quelle descente! j'en conserverai longtemps le souvenir. De tous côtés, de véritables torrents se précipitent du sommet de la montagne. Notre marche en zigzags est à tout moment arrêtée par leur cours furieux, et, quand nous voulons les franchir, nous glissons sur les pierres et nous roulons clans l'eau. Nous laissons des lambeaux de nos vêtements à toutes les aspérités des roches aiguës.
Source : Gallica

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