Résumé

Joseph Robin L'insurrection de la Grande Kabylie en 1871 (1901)

Ces manœuvres ne trompèrent personne et Bou-Mezrag ne tarda pas, d'ailleurs, à annoncer lui-même la mort de son frère, en faisant connaître qu'il allait prendre sa succession.
Voici une circulaire adressée à tous les Cheurfa : A tous les Cheurfa. Que le salut soit sur vous!
Mon frère Si-el-Hadj-Mohamed est mort. Je fais appel à votre dévouement envers la religion de Dieu et à votre affection pour moi.
Que rien ne vous trouble ; les Oulad-Mokran sont tous unis, aucun d'eux ne se rendra coupable de négligence. Parmi eux, il y a toujours des hommes et il y en aura jusqu'à la fin du monde.
Source : Gallica

Joseph Robin L'insurrection de la Grande Kabylie en 1871 (1901)

OFFICIERS, SOUS-OFFICIERS ET SOLDATS, Le Fort-Napoléon, cerné depuis plus de deux mois, est débloqué ; les contingents venus de toute la Kabylie pour le presser étroitement sont dispersés ; rien n'a pu arrêter votre courageux élan et c'est presque sans pertes que vous avez emporté d'assaut ces montagnes redoutables des Beni-Raten.
L'ennemi, démoralisé par les défaites que vous n'avez cessé de lui infliger et surpris par votre marche rapide, a vu tomber en un instant les positions qu'il s'efforçait de vous disputer.
Source : Gallica

Joseph Robin L'insurrection de la Grande Kabylie en 1871 (1901)

Le lendemain 23, dès le matin, le Limier, envoyé pour canonner le village d'El-Assouaf, venait de disparaître derrière la pointe de Dellys; des travailleurs étaient sortis par la porte de Sidi-Souzan pour aller déblayer le pied de l'escarpe entre les bastions 9 et 10 ; tout à coup, on voit les Kabyles descendre en masses nombreuses des crêtes de Bou-Medas, se glissant dans les ravins, profitant pour se dissimuler des moindres accidents du terrain, des rochers, des haies, des arbres ; beaucoup s'approchent jusqu'à moins de 100 mètres de la ville; c'était une véritable attaque.
Source : Gallica

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