François Charvériat, Huit Jours en Kabylie : a travers la Kabylie et les questions kabyles (1889)
“ C'est la vendetta corse, mais plus implacable encore à cause de la barbarie de la race. Chaque homicide fait naître à la charge du coupable, et même de toute sa famille, une dette de rek'ba, c'est-à-dire une dette de tête, au profit de tous les parents de la victime. Les Kabyles, à la différence des Arabes, n'admettent pas la dia, sorte de transaction pécuniaire par laquelle le Coran permet de racheter le sang répandu et d'éviter la peine du talion (1) . C'est comme un prêt de cadavre : un cadavre seulement peut le rembourser. La dette est imprescriptible. ”
