Résumé

Portrait de Hugues Le Roux Hugues Le Roux Je deviens Colon. Moeurs algériennes (1895)

Deux ans, ou plutôt dix-huit mois, c'est peu pour faire sortir de terre une maison, une ferme, des légumes, du blé, des arbres. C'est peu pour plier des gens de ville aux fatigues des besognes physiques, pour aguerrir des Européens contre les traîtrises de la fièvre. C'est assez pour mettre un rêve debout, pour dépouiller le vieil homme, pour faire un bon colon avec un spéculateur écoeuré.
Source : Gallica

Portrait de Hugues Le Roux Hugues Le Roux Je deviens Colon. Moeurs algériennes (1895)

Il laisse les certitudes absolues aux théoriciens de cabinet, à ceux qui posent les problèmes de la vie végétale comme une équation d'algèbre. Il est, lui, un homme d'expérience. Il se sent, comme le marin, dans la main de Dieu. Les pèlerinages de fellahs aux tombes des marabouts, les processions de paysans aux rogations, subsisteront malgré la multiplication des bulletins météorologiques, malgré les stations d'agronomie, car l'homme qui a fait tout son devoir préférera éternellement Dieu au hasard.
La foi et l'espoir ne sont pas les seules richesses que le colon retrouve sous sa pioche.
Source : Gallica

Portrait de Hugues Le Roux Hugues Le Roux Je deviens Colon. Moeurs algériennes (1895)

Qu'estce, en effet, qu'une oasis, sinon une fontaine qui jaillit à fleur de sable. Aussitôt la vie apparaît où la désolation était installée. Depuis des jours, des semaines, vous marchez sur une piste de caravane, vous avez les yeux brûlés du reflet de la terre rougeoyante, de la poussière des dunes que le soleil liquéfie, et voilà que, devant vous, se dresse une forêt de palmiers. L'oasis d'Ouargla en groupe trente mille en un seul bouquet. Sous ces arbres il y a des potagers verdoyants, des pastèques mûries dans l'eau, de la vigne qui escalade, comme à Metlili, le tronc rigide des palmiers.
Source : Gallica

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