Louis Vian

Résumé

Louis Vian L'Algérie contemporaine (1863)

Quand un voyageur arrive en Algérie, rien ne le frappe plus que la diversité de costume et de couleur des habitants; celle de leur caractère est plus profonde encore.
Dans la plaine, au pied d'un palmier, à quelques pas de sa tente, enveloppé d'un bernouss, l'Arabe garde les chameaux et les moutons, en songeant au moyen de manger du couscouss, de posséder un cheval, de faire parler la poudre et d'avoir une femme pour le servir ; du reste, incapable du moindre effort qui le lui procure, car, dit-il, « mieux vaut être assis que debout, couché qu'assis et mort que couché. »
Source : Gallica

Louis Vian L'Algérie contemporaine (1863)

Huns, Goths, Wisigoths, Ostrogoths, Avares, Mains, Vandales, Hérules, Suèves, Lombards, Bourguignons et Saxons : c'est une avalanche. Elle entraîne avec elle l'empire d'Orient et celui d'Occident, couvre d'écume l'Italie, la Grèce, la Gaule, l'Espagne, et ne se perd qu'au-delà de la Méditerranée, en Afrique, dans les sables du Sahara, où les Touaregs en offrent les débris encore agités.
Après cette révolution, les peuples s'arrêtent un moment, et l'Europe se reconstitue. Mais on dirait que l'humanité s'est assise moins par lassitude que faute de savoir où aller.
Source : Gallica

Louis Vian L'Algérie contemporaine (1863)

« L'islamisme est né sous un ciel sans nuage, sur un sol fertile, au milieu des déserts. Chez ses, sectateurs, l'existence est au prix d'habitudes nomades, la vie de famille remplace la vie sociale, la haine du despotisme éloigne des villes, la chaleur du climat rend la polygamie indispensable ; c'est-à-dire, point de moeurs, point d'agriculture, point de commerce, point d'industrie, point de civilisation. » Malgré ces observations, l'Arabe, dès qu'il est propriétaire, s'attache au sol, laboure, vend, fabrique, et, dès qu'il peut avoir plus de domestiques, a moins de femmes.
Source : Gallica

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