Résumé

Le cinquantenaire d'une colonie… (1880)

La conquête et l'occupation de l'Algérie nous fournissent le moyen de compenser toutes nos pertes, et nous ne craignons pas de dire que c'est un des faits les plus considérables de notre histoire. Honneur aux hommes qui ont su mener à bien cette grande entreprise ! Que les nouveaux venus, trop portés à ne voir que les imperfections des choses et à critiquer ce qui a été exécuté dans des conditions qui ne sont plus celles de ce moment, se découvrent devant les pionniers de la première heure, ces militaires et ces colons qui ont fait le pays ce qu'il est.
Source : Gallica

Le cinquantenaire d'une colonie… (1880)

Ce n'est pas dans un an que des gens aussi peu doués pour le métier des armes peuvent faire des soldats; et puis, ce n'est, pour l'armée, qu'un renfort de deux à trois cents hommes. Du reste, on les traite, un peu, en enfants gâtés et l'on à grand soin de leur accorder toutes les permissions possibles pour leurs nombreuses fêtes. Si donc ils comprenaient leur intérêt réel, ils s'apercevraient que, loin d'être une charge qu'on leur impose, c'est un service qu'on leur rend, en procurant à quelques-uns de leurs enfants la faculté de voir la France et de prendre une idée de notre civilisation.
Source : Gallica

Le cinquantenaire d'une colonie… (1880)

Kabiles vivent chez eux sous un régime communaliste et particulariste excluant tout mélange avec les autres indigènes. Ils défendront, plus tard, avec énergie, leurs montagnes, mais comme un paysan dispute son champ à l'envahisseur et non comme un homme libre luttant pour, se conserver une patrie. Aucun sentiment national ne met un frein aux passions de ces sauvages et ne les réunit dans une idée commune. Personne ne veut obéir à un autre indigène, et chacun accepterait plutôt le joug de l'étranger. Les Arabes méprisent les Kabiles qui le leur rendent bien
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature