Georges Gravius, Les Incendies de forêts en Algérie… (1866)
“ Le vieillard a à peine franchi la moitié de la distance qui le sépare de son gourbi ; il s'arrête inquiet et incertain encore. Ses yeux s'animent ; ses membres qui paraissaient paralysés, il y a un instant, s'agitent en tous sens et font d'un pan de son burnous un véritable télégraphe : le feu est à son gourbi, il le signale.Ce sont les femmes qui ont donné l'alarme ; à leurs voix, tous nos endormis de tout-à-l'heure, comme des serpents engourdis ranimés par la chaleur, ont répondu par des cris de feu en se précipitant vers leurs gourbis. ”
