Résumé

Émile Larcher Trois Années d'études algériennes législatives… (1902)

N'a-t-on pas eu l'idée de transporter en Algérie, même pour les indigènes, la formule de serment telle que l'indique le code d'instruction criminelle, formule qui, traduite par l'interprète, revient à peu près à ceci : « Par Dieu, je ne dirai que la vérité ! » C'est une formule d'attestation absolument banale ; le dieu qu'on fait invoquer par l'indigène, c'est le dieu des roumis pour lequel il n'a pas grand respect et surtout qui ne lui impose aucune crainte. Naturellement menteur, l'indigène ne se fait pas faute de violer un serment qui ne l'engage à rien.
Source : Gallica

Émile Larcher Trois Années d'études algériennes législatives… (1902)

Or l'arabe et le kabyle n'ont pas la moindre notion de la séparation des pouvoirs ; ils ne conçoivent pas que le jugement et l'exécution émanent d'autorités différentes, l'une pouvant modifier et même anéantir la décision rendue par l'autre : c'est le beylik, c'est l'autorité unique qui condamne et qui exécute. Etant donnée cette manière d'envisager les choses, l'indigène en arrive à considérer que gracier, c'est reconnaître que le jugement était mal rendu: la clémence devient à ses yeux l'aveu d'une injustice commise, ou tout au moins un signe de faiblesse.
Source : Gallica

Émile Larcher Trois Années d'études algériennes législatives… (1902)

Si donc il est vrai que ce qui fait une université ce n'est pas l'étiquette que confère une loi, que ce qui lui donne un caractère propre, c'est le milieu qu'elle éduque et qu'elle étudie, les Ecoles d'Alger constituent déjà une université, et cette université a un caractère beaucoup plus accentué que les universités métropolitaines, toutes calquées, plus ou moins, sur le même modèle. Celle-ci a ses enseignements et ses études propres ; elle manifeste déjà une vie intense par les nombreux étudiants qu'elle instruit et par les importants travaux de ses maîtres.
Source : Gallica

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