Émile Larcher, Trois Années d'études algériennes législatives… (1902)
“ N'a-t-on pas eu l'idée de transporter en Algérie, même pour les indigènes, la formule de serment telle que l'indique le code d'instruction criminelle, formule qui, traduite par l'interprète, revient à peu près à ceci : « Par Dieu, je ne dirai que la vérité ! » C'est une formule d'attestation absolument banale ; le dieu qu'on fait invoquer par l'indigène, c'est le dieu des roumis pour lequel il n'a pas grand respect et surtout qui ne lui impose aucune crainte. Naturellement menteur, l'indigène ne se fait pas faute de violer un serment qui ne l'engage à rien. ”
