Résumé

Roger Roth La réforme des pouvoirs publics en Algérie… (1936)

Au demeurant, c'est mal défendre l'assimilation que d'assigner au gouverneur général des attributions trop strictes de directeur des affaires indigènes. Il n'y a pas, en Algérie, d'intérêts strictement indigènes ; la solidarité économique y est telle que la collectivité tout entière est intéressée au succès des entreprises indigènes comme à celui des entreprises françaises. Il y a, au fond de la campagne algérienne comme dans la ville, une interpénétration des intérêts, et, vouloir distinguer les différentes activités, c'est vouloir diviser les races que l'économie commence à lier.
Source : Gallica

Roger Roth La réforme des pouvoirs publics en Algérie… (1936)

Sans doute le parlement se décidera-t-il un jour à en admettre le principe dans une loi qui réorganiserait le régime législatif de l'Algérie. Une telle réorganisation est liée, il est vrai, à la réforme des assemblées algériennes ; car on ne peut songer à donner des pouvoirs aussi étendus à des assemblées dont l'une est parfaitement inutile et l'autre mal organisée. Dès lors, un second problème s'offre à notre esprit : celui de l'étude des assemblées algériennes et de leur réforme.
Source : Gallica

Roger Roth La réforme des pouvoirs publics en Algérie… (1936)

Si l'on ne veut pas que le principe de la souveraineté du peuple dégénère en un principe d'anarchie, si l'on ne veut pas confondre l'élection avec une simple opération mathématique dans laquelle un chiffre tient lieu de logique et de bon sens, « le suffrage politique n'étant qu'un moyen ne doit être accepté que dans la mesure de son efficacité, de sa conformité avec le but à atteindre, que dans la mesure où il peut réellement être considéré comme traduisant une opinion ».
Source : Gallica

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