Résumé

Léon Rouyer Lettres algériennes. Le budget algérien… (1900)

L'Algérie entière réclamait la liberté; tous les corps élus émettaient depuis longtemps des voeux dans ce sens ; une voix autorisée, la plus qualifiée de toutes, dénonce, dès 1892, le danger que court le développement de la colonisation ; sept ans plus tard, elle reprend la même thèse dans un lumineux rapport au Conseil Supérieur, rapport qu'applaudit à l'unanimité cette Assemblée, composée cependant d'autant de fonctionnaires que de membres élus, et, en même temps, par une sorte d'ironie étrange des choses, on voit toutes les transactions arrêtées, la colonisation subir un recul.
Source : Gallica

Léon Rouyer Lettres algériennes. Le budget algérien… (1900)

Avec l'attribution à la Colonie de son budget propre, c'est à elle-même que va revenir la charge de continuer l'oeuvre entreprise. Mais la question n'est pas uniquement budgétaire et le Parlement n'entend certainement pas se désintéresser de ce qui se passera de ce côté de la Méditerranée. Ne s'opposera-t-il pas, ainsi qu'il l'a fait déjà, sous l'empire de sentiments généreux, mais insuffisamment éclairés, à l'expropriation des terres nécessaires au développement de la colonisation?
Source : Gallica

Léon Rouyer Lettres algériennes. Le budget algérien… (1900)

Nous saluons en vous, Messieurs, des frères aînés, en qui nous mettons notre confiance, une confiance qui ne sera pas déçue, car l'Algérie qui vient de se montrer à vous sans réticences, l'Algérie que vous venez de parcourir tout entière, au prix de rudes fatigues qui nous imposent envers vous une lourde dette de reconnaissance, cette Algérie si française aura su trouver le chemin de votre coeur et éveiller en vous le vif désir de la faire aimer, de la défendre comme elle mérite de l'être.
Source : Gallica

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