Léon Rouyer,  Lettres algériennes. Le budget algérien… (1900)

“ L'Algérie entière réclamait la liberté; tous les corps élus émettaient depuis longtemps des voeux dans ce sens ; une voix autorisée, la plus qualifiée de toutes, dénonce, dès 1892, le danger que court le développement de la colonisation ; sept ans plus tard, elle reprend la même thèse dans un lumineux rapport au Conseil Supérieur, rapport qu'applaudit à l'unanimité cette Assemblée, composée cependant d'autant de fonctionnaires que de membres élus, et, en même temps, par une sorte d'ironie étrange des choses, on voit toutes les transactions arrêtées, la colonisation subir un recul. ”
Source : Gallica

Léon Rouyer,  Lettres algériennes. Notes sur la colonisation et sur la propriété indigène… (1900)

“ On le voit, la plupart des mesures restrictives qui ont frappé l'exercice du droit de propriété sont dues à la crainte de l'envahissement juif.
Nous savons bien, et il serait puéril d'avoir l'air de l'ignorer ici, qu'on a incriminé un autre genre d'envahisseurs, et qu'il est de bon goût, depuis quelque temps surtout, en certains milieux, dans la crainte peut-être d'être suspecté de passion religieuse, d'incriminer à l'égal du juif et même avant le juif, les européens de races diverses, voire même les Français, trop absorbants.
”
Source : Gallica

Léon Rouyer,  Lettres algériennes. Le budget algérien… (1900)

“ Quant aux étrangers, il me paraît sans doute nécessaire de parer aux abus de la naturalisation automatique, et d'écarter les oiseaux de passage, les hirondelles de la mer, réservistes de la flotte italienne, mais par contre, j'estime qu'il convient de faciliter le plus possible l'entrée de la famille française aux européens dont le coeur se tourne vraiment vers nous et dont les bras nous aident à enrichir la Colonie. ”
Source : Gallica

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