Tlemcen

Définition et enjeux

Portrait de Jean Lorrain Jean Lorrain,  Heures d'Afrique (1899)

“ Le charme de Tlemcen, ce sont ses enfants : ses enfants indigènes aux membres nus et ronds, jolis comme des terres cuites qu’un caprice de modeleur aurait coiffées de chéchias. Avec leurs grands yeux d’animaux intelligents et doux, leurs faces rondes un peu brunes, éclairées de petites dents transparentes : leurs dents, autant de grains de riz ! avec leurs cheveux roux, teints au henné, s’éparpillant en boucles d’acajou, il faut les voir courir en bandes à travers les ruelles étroites, coupées çà et là d’escaliers, de cette ville, bien plus marocaine qu’arabe. ”
Source : Gutenberg

Claude de Rarécourt de la Vallée Pimodan,  Oran, Tlemcen, Sud-Oranais (1899-1900… (1902)

“ Enfin, on aperçoit Tlemcen, dominée au sud par des coteaux abrupts, bordée au nord par les pentes capricieuses qui inclinent vers la grande et riche plaine d'Hennaya. La ville blanche, que surmontent de hauts minarets, émerge d'épaisses verdures, comme si elle formait le centre d'un immense jardin. Elle semble être l'Eden attendu, la terre promise au voyageur lassé par une longue route dans un morne pays. On comprend toutes les louanges, tous les enthousiasmes qu'elle a inspirés. ”
Source : Gallica

Claude de Rarécourt de la Vallée Pimodan,  Oran, Tlemcen, Sud-Oranais (1899-1900… (1902)

“ TLEMCEN 91
ces basses colonnades, qui s'allongent à l'ombre des voûtes, ont un charme mystérieux et recueilli, surtout le soir, au moment de la prière, quand les petites lanternes suspendues aux arceaux comme les lampes de nos tabernacles, forment dans chaque travée un alignement d'étoiles vacillantes. Souvent je me suis arrêté au seuil de la Grande Mosquée vers les heures tardives et, dissimulé dans l'ombre, j'ai rêvé aux anciennes grandeurs de Tlemcen. Parfois je fus tenté d'entrer dans le saint lieu, bien que les règlements l'interdissent alors aux étrangers.
”
Source : Gallica

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