Résumé

L'Algérie photographiée : publication nationale sous les auspices du Ministre de la guerre (1859)

Sur le chemin, autrefois bordé de murs, qui conduit de la porte Sidi-Daoudi au centre de la ville, se dresse isolé et grandiose, semblable à un spectre évoqué de l'autre monde, le minaret d'Aghadir. La base, jusqu'à plus de 4 mètres, est en pierres de taille, sur lesquelles les Arabes, peu rigoureux dans leur manière de trouver des ressemblances, croient reconnaître, à des empreintes dues au hasard, sur le côté est, les parties sexuelles, les pieds, les seins, la tête d'une femme ; et, sur le côté sud, une hydre à sept têtes.
Source : Gallica

L'Algérie photographiée : publication nationale sous les auspices du Ministre de la guerre (1859)

Tlemcen, Bob el gharb (porte du couchant) , mollement assise sur un vaste plateau, est dans une position vraiment remarquable. Protégée au sud par une chaîne de montagnes contre les vents du désert, son horizon s'étend de tous les autres côtés fort au loin ; elle possède un climat délicieux, une campagne célèbre dans tout le Mogreb. Les pentes du plateau de Tlemcen s'inclinent doucement jusqu'au Sefsef, offrant à la vue des terres en pleine culture, de spacieuses plantations d'oliviers, des débris de monuments, des traces d'enceintes fortifiées, des minarets a moitié détruits.
Source : Gallica

L'Algérie photographiée : publication nationale sous les auspices du Ministre de la guerre (1859)

Ses habitants sont très-affables, et vous apportent- des fruits; les femmes les plus jolies de toute l'Algérie ne s'effarouchent pas du tout lorsque vous les examinez lisser leurs tapis ou piétiner, demi-nues, leur linge dans la rivière, les mains sur les banches, s'imprimant un petit mouvement fort gracieux, qu'elles accompagnent de chansons qu'on regrette de ne pas comprendre.
Source : Gallica

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