Paul Bourde,
A travers l'Algérie : souvenirs de l'excursion parlementaire…
(1880)
“ Cependant, d'après ce qu'on m'a dit à Biskra, les femmes qu'on dénigre sous le nom général de Naïliennes sont loin d'appartenir toutes à la tribu des Ouled-Naïl. Beaucoup de veuves, beaucoup de femmes divorcées adoptent ce genre de vie potir rester indépendantes. La femme de harem, souvent très-brutalement traitée, subit tous les caprices du maître; la Naïlienne, au contraire,.peut imposer les siens à ceux qu'elle séduit. Le contraste leur fait aimer leur situation, qui du reste ne paraît pas être aussi méprisable aux yeux des indigènes qu'aux nôtres. ”
