Résumé

Portrait de Paul Eudel Paul Eudel Paul Eudel. D'Alger à Bou-Saada… (1904)

Halte à Ain-Baniou qui possède, dit Pitancier, une source thermale au milieu de quelques débris romains. Nous sommes à quatre cents mètres d'altitude, à quarante-quatre kilomètres de M'sila, et enfin, à l'extrémité du sud-ouest du chott Hodna. Des dunes de sable nous entourent. Au soleil miroitent des salines blanches. A notre approche s'enfuient des hommes, nus comme des vers, en train de réparer le mur d'un petit hangar servant de caravansérail que
D'Alger à Bou Saada
l'Etat a construit pour permettre aux troupes de s'y réfugier et de s'y défendre en temps d'insurrection.
Source : Gallica

Portrait de Paul Eudel Paul Eudel Paul Eudel. D'Alger à Bou-Saada… (1904)

Elle n'est intéressante que grâce à sa belle terrasse et de cette île de verdure qu'est Bou-Saada au milieu d'un océan de sable, on peut jouir d'un paysage merveilleux. Dans le fond se découpe la croupe des montagnes bleuâtres dont les pieds s'enfoncent dans les sables brûlants de Holna. Au loin, les petites cases du désert où nous avons fait halte. A l'horizon, M'sila que nous avons quitté la veille. De notre poste d'observation l'aspect général est gai avec des tons clairs, blancs, jaunes, roses et verts lorsque les palmiers tachent le paysage.
La chaleur devient intolérable.
Source : Gallica

Portrait de Paul Eudel Paul Eudel Paul Eudel. D'Alger à Bou-Saada… (1904)

Le serpent, comme un rat pris au piège, fait de prodigieux efforts pour s'échapper. Il fouette l'air de coups de queue frénétiques. Une nouvelle fois l'ouranne laisse se détendre sa mâchoire et lâche son ennemi. Traînant ensuite lentement son ventre et sa queue sur le sol, il va se réfugier dans un coin. Le combat s'arrête, faute de combattants.
La vipère ne siffle plus, elle souffle avec rage. Le cri de guerre est devenu le spasme de l'agonie. De toutes parts s'élève en sabir la clameur des Arabes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature