Józef Lubomirski

Résumé

Józef Lubomirski La côte barbaresque et le Sahara… (1880)

A ce moment un rayon de lune réussit à percer l'épais rideau de nuages, et nous apercevons, sortant du ravin que nous côtoyons toujours, de grandes ombres blanches et noires, pareilles à des spectres en deuil. Ce sont des nomades retardataires ; ils regagnent leur campement, trainant leur chameaux après eux. Si le burnous blanc des Arabes nous permet de les distinguer, il n'en est pas de même des chameaux.
On les devine en voyant quelque chose de sombre se mouvoir dans l'obscurité. Sans nous en douter, nous avions déjà rencontré beaucoup de nomades entre Constantine et le Kroub.
Source : Gallica

Józef Lubomirski La côte barbaresque et le Sahara… (1880)

La lune éclaire mollement l'immense plaine sablonneuse, en faisant miroiter les touffes de bruyères. Les deux brillantes étoiles, nos amies de voyage, apparaissent l'une derrière l'autre, sous les dernières cimes de l'Atlas. En face de nous s'étend une ligne noire : c'est la première oasis du Sahara proprement dit, l'oasis de Biskra.
L'une des particularités du Sahara, c'est que l'on voit de très loin les oasis qui se détachent en ombre sur le sable. En allant d'un endroit à l'autre, on aperçoit presque au départ, le but du voyage distant parfois de 15 ou 20 lieues.
Source : Gallica

Józef Lubomirski La côte barbaresque et le Sahara… (1880)

Le soleil, obscurci par le sable du désert, chassé du Sahara par le vent, fait croire que Constantine est entouré d'un brouillard matinal. Le burnous blanc adopté dans tout le Moghreb, et surtout en Algérie, donne aux indigènes de cette partie de l'Afrique un plus haut caractère d'originalité que dans n'importe quel pays musulman. En Sypte, la chemise bleue des fellahs rappelle trop a blouse de nos ouvriers; à Tunis, les haillons sont multicolores ; ici, le même costume, d'une sévérité quelque peu fantastique, est adopté par
tout le monde.
Source : Gallica

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