Résumé

Jules Leclercq De Mogador à Biskra : Maroc & Algérie (1881)

De Larache à Tanger ce ne sont plus les côtes basses et monotones du Maroc méridional, mais des montagnes où s'épanouit de la cime à la base une luxuriante végétation. C'est surtout au cap Spartel que le paysage est enchanteur : un phare blanc comme la neige surgit sur la hauteur ; partout de jolies villas qui se détachent sur le fond vert de la montagne : ce n'est plus le Maroc barbare, c'est déjà l'Europe civilisée. Nous avons laissé derrière nous l'Océan désert, et les navires qui surgissent de tous côtés nous annoncent l'entrée du détroit de Gibraltar.
Source : Gallica

Jules Leclercq De Mogador à Biskra : Maroc & Algérie (1881)

Thala-Rana est le sanitarium où se transportent en été le bureau arabe et la garnison des Beni-Mansour, pour échapper aux fièvres qui règnent dans l'Oued-Sahel. Nous prîmes une heure de repos sur la terrasse du bureau arabe, du haut de laquelle on embrasse un des plus beaux panoramas de l'Algérie. La large vallée de l'Oued-Sahel se déroule aux pieds du spectateur, avec sa rivière scintillante, ses champs, ses villages, ses forêts et son admirable ciel bleu ; la petite ville des Béni-Mansour apparaît comme une tache blanche à vingt kilomètres de distance.
Source : Gallica

Jules Leclercq De Mogador à Biskra : Maroc & Algérie (1881)

Le Maroc est la terre promise des cigognes : les Maures les considèrent comme des oiseaux sacrés, et jamais ils ne les molestent.
Nous découvrîmes un escalier croulant, qui nous conduisit aux créneaux de la porte. De là on domine toutes les constructions de l'antique palais de Schella : elles couvrent une étendue de plus de dix hectares. Ces ruines ignorées sont peut-être les plus belles que nous ait laissées la civilisation marocaine, et en les voyant dans leur grandiose ensemble, on se prend à songer aux ruines cyclopéennes de Karnak, de Balbek ou de Palmyre.
Source : Gallica

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