Marius Bernard, Autour de la Méditerranée.... d'Alger à Tanger (1894-1902)
“ Au nord-est s'étend la cité des hadars, — des Arabes citadins, — qui, mêlés à des gens du Maroc, sont encore ici au nombre de quinze mille. Avec ses maisons plates et blanches, mais sans étages en saillie, avec ses rues plus larges, ce quartier à demi ruiné rappelle moins Alger que certaines cités tunisiennes. Des marchands de galettes y stationnent devant les cafés maures; des jondouks s'y ouvrent à côté des hammams; des femmes au gilet pailleté y font scintiller, sur des portes, les sultanis de leurs toques coniques; d'autres passent, au contraire, qui ne montrent qu'un œil. ”
