Raoul Postel

Résumé

Raoul Postel En Tunisie et au Maroc (1885)

Avant de pénétrer dans le golfe au fond duquel sommeille indolemment Tunis, on aperçoit le délicieux village de Sidi-bou-Saïd, juché pittoresquement sur un rocher du cap Carthage. Plus loin apparaissent les ruines de ce qui fut la célèbre métropole punique: mais siconsciencieusement que l'œil interroge le rivage, il ne distingue que des tronçons de colonnes en marbre noircies par le flot, que quelques débris de chapiteaux, qu'un pan de muraille incliné. Près de là, on aperçoit la chapelle de Saint-Louis, puis la promenade du Belvédère, avec ses plantations d'oliviers.
Source : Gallica

Raoul Postel En Tunisie et au Maroc (1885)

L'olivier, l'amandier, le caroubier y abondent, et les tourterelles, qui aiment à s'y réfugier, remplissent l'air de roucoulements plaintifs. Du haut de la Kasbah, qui est située au sud-ouest de la ville, on jouit d'un magnifique coup d'œil. D'un côté, on a à ses pieds toutes les maisons; sur les terrasses blanches sont souvent suspendues des étoffes aux couleurs brillantes qui flottent au gré du vent et prennent au soleil des tons plus éclatants encore; à sa gauche, on voit s'étendre les jardins avec leurs verts de toutes les nuances
Source : Gallica

Raoul Postel En Tunisie et au Maroc (1885)

Toutle monde sait, a écrit M. Gabriel Charmes, que le lac de Bizerte forme un superbe bassin, où tiendraient sans peine plusieurs flottes si on en rendait l'entrée facile et si on le protégeait par une digue contre les vents du large. Est-ce une entreprise aisée et peu coûteuse ? Est-ce au contraire une œuvre dispendieuse qui engloutirait des millions ?
Ce qu'il y a de certain, c'est que ce port, si l'on l'exécute, ne sera qu'un port militaire, à la vérité le plus beau et, avec Malte, le plus important de la Méditerranée. Comme port de commerce, il n'aurait pas beaucoup d'avenir.
Source : Gallica

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