Résumé

Émile Guillot La Tunisie : pays de colonisation… (1912)

Tout au plus peut-on, dans certaines régions, y pratiquer avec un certain succès, mais non sans grandes difficultés, l'élevage des moutons et des chèvres.
Néanmoins, la question de l'élevage ne saurait être indifférente au colon, du moins en ce qui a trait aux animaux de son cheptel.
On trouve en Tunisie le bœuf, le cheval, l'âne et le mulet : on y trouve en outre le chameau à une bosse ou dromadaire, employé partout, dans le pays, comme bête de somme et qui rend les plus grands services, surtout étant donnée sa sobriété remarquable, si précieuse pour les indigènes.
Source : Gallica

Émile Guillot La Tunisie : pays de colonisation… (1912)

Il aime par-dessus tout la vie contemplative que, seuls, les champs et la solitude peuvent lui procurer.
Au point de vue religieux, l'Arabe est musulman et très pratiquant, mais rarement fanatique en Tunisie, alors qu'il l'est fréquemment dans l'Ouest algérien; il semble même que le fanatisme marche de pair avec le caractère belliqueux des mœurs, puisque, pour l'un comme pour l'autre, il y a une décroissance marquée de l'Ouest à l'Est de l'ancien Maghreb.
Source : Gallica

Émile Guillot La Tunisie : pays de colonisation… (1912)

D'autre part, il faut aussi considérer simultanément le régime des vents qui, par leur pouvoir desséchant, modifient, dans une large mesure, les effets produits par la pluie, surtout dans la région méridionale où soufflent souvent, pendant la saison pluvieuse, des vents violents.
C'est là, malheureusement, le point faible de la Tunisie : ce pays manque d'eau; il la reçoit d'une façon très inégale, et généralement en quantité insuffisante pour un sol soumis aux épreuves des longues sécheresses estivales. Partout où l'eau abonde règne une étonnante fertilité.
Source : Gallica

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