Paul Melon, Problèmes algériens et tunisiens… (1903)
“ Malgré, en effet, l'affreuse aridité d'une terre dénudée, où rien ne pousse, où rien ne palpite, où le soleil, depuis l'infini des temps, cuit et recuit la roche, que mord sans cesse le sable soulevé par le vent du désert, un centre de population s'est formé. Dans des gorges, dont l'aspect sinistrement désolé donne l'impression de la mort, et où le lit des torrents n'est marqué que par des efflorescences salines, tout un peuple de travailleurs, des Siciliens, des Soudanais, des Nègres, des Français s'agitent et se coudoient. ”
