Résumé

Congrès de l'Afrique du Nord, tenu à Paris… (1909)

On n'a jamais vu reculer un chasseur qui, pourtant, combattait bien souvent isolé et loin de tous renforts. Les chasseurs sont des corps d'élite qui savent, lorsqu'ils partent, qu'ils ne doivent compter que sur eux. S'il n'ont ni l'aventureux caractère du goumier, ni l'instinct arabe et fataliste du spahi, ils restent, somme touffe, avec la qualité de leur race : l'amour du risque et la vaillance. Ils ne peuvent atteindre aux services qu'ont rendus les goumiers et les spahis, mais ils peuvent leur disputer leur mérite.
Source : Gallica

Congrès de l'Afrique du Nord, tenu à Paris… (1909)

Pour être plus précoces peut-être, sous le ciel de l'Afrique, les exigences des sens ne sont pas plus fatales au développement de l'esprit que sous notre climat tempéré. Loin qu'il y ait incompatibilité entre cette crise et notre enseignement, je soutiens que notre enseignement est propre à la modérer; car le système d'éducation dont il fait partie refrène la fougue des désirs par une sage direction donnée aux idées, en même temps qu'il entoure le jeune homme d'une surveillance affectueuse, qui le soustrait, dans la mesure du possible, aux tentations et aux occasions de défaillance.
Source : Gallica

Congrès de l'Afrique du Nord, tenu à Paris… (1909)

Dans le fond de la salle, un homme d'âge mûr, souvent très âgé, quelquefois aveugle, drapé dans son burnous, l'air grave, souvent un long bâton à la main, est assis, les jambes croisées, sur une banquette : c'est le mouebbed ou éducateur. Venu de l'intérieur, de l'Algérie ou du Maroc, il sait par coeur tout le Coran qu'il a étudié sans le comprendre et qu'il enseigne sans pouvoir l'expliquer.
Source : Gallica

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