Conférences franco-marocaines. Tome 1 (1916)
“ La guerre serait épique, foudroyante, brève ! Il fallait partir tous, tout quitter dans un même mouvement d'abnégation et de foi, pour nous jeter, comme nos frères, dans la fournaise. Le sort du Maroc se réglerait là-bas sur la frontière lorraine, en trois mois, six mois au plus ! Partir, partir ! C'était l'idée de tous au Maroc et en France. De tous, sauf d'un seul. Un seul, qui est notre Chef, dans toute l'acception prestigieuse et familiale du mot. Les grands mouvements d'opinions, surtout les grands mouvements d'âmes, sont comme les foules aveugles qu'il est difficile d'arrêter. ”
