Résumé

Ludovic de Campou Un Empire qui croule : le Maroc contemporain (1886)

Les tentes sont levées, pliées et chargées sur les mulets qui se préparent comme leur maître à parcourir un nouveau coin du Maroc. Ma petite caravane se met en marche au lever du soleil.
En Tunisie, une colline nue, une kobba blanche, un palmier isolé, forment par leur ensemble un beau paysage; ce je ne sais quoi, qui est la vie chez les hommes, une intensité de couleur chez les objets inanimés se détache à chaque pas du moindre grain de sable, du plus petit olivier que l'on peut voir dans la campagne tunisienne.
Source : Gallica

Ludovic de Campou Un Empire qui croule : le Maroc contemporain (1886)

Tout Européen en voyage au Maroc est appelé à remplir bien des fonctions, auxquelles certainement il ne peut s'attendre, et qui supposent, à défaut de diplômes, bien des connaissances et du bon sens.
On vous suppose à la fois consul, négociant, horloger, vétérinaire, médecin, ingénieur. Il faut qu'on sache dire les propriétés de toutes les plantes, reconnaître dans les minerais l'existence de l'or ou de l'argent; il faut que l'on connaisse le cours des fèves et des blés, que l'on sache soigner un chameau, faire marcher une vieille montre et surtout remonter la grande pendule humaine.
Source : Gallica

Ludovic de Campou Un Empire qui croule : le Maroc contemporain (1886)

Il y a, jour et nuit, à chaque instant, quelqu'un sous ce jet, et jour et nuit les échos de la montagne redisent au passant le nom de ce sultan philanthrope. C'est, il faut l'avouer, une réclame inteliigente à l'usage de la philanthropie. On élève en France des statues aux grands hommes, statues que personne ne regarde, pourquoi n'emploierait-on pas le procédé en usage à Moula-Yacoub, qui consisterait à faire proclamer à chaque instant, par un crieur publie, sur la tombe du défunt, les vertus civiques ou autres du grand homme?
Source : Gallica

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