Sebou

Définition et enjeux

Jeanne Thilda,  Impressions d’une femme au salon de 1859

“ Le paysage des Bords du fleuve Sébou est une vive et brillante esquisse. C’est une vue de l’Afrique, non pas de l’Afrique lumineuse, dorée et brûlée qu’affectionnent Decamps et Marilhat, mais une sorte d’Afrique normande avec des arbres, des prairies, des coteaux verts, et se permettant ma foi de vrais nuages dans son ciel ; nature étrange, que l’on sent être vraie, et où je retrouve toutes les qualités de ce peintre de noble race : son entente des pâleurs, son harmonie bizarre, son éclat plein d’une farouche originalité. ”
Source : Wikisource

Marius Bernard,  Autour de la Méditerranée.... d'Alger à Tanger (1894-1902)

“ Venu du Sahara central et, en moyenne, large de deux cents mètres le Sebou qui, entre des berges grises, taillées à pic, roule ici des eaux limoneuses est, après le Nil, la plus grande rivière de l'Afrique du nord. Des bateaux pourraient y flotter, mais les pêcheurs d'aloses y naviguent à peu près seuls, sur les bottes de roseaux qui leur servent de barques. Aucune espèce de pont!
Quand une armée a à le traverser, elle gonfle des outres, les attache les unes aux autres, y pose des planches et ses hommes s'en vont sur ces radeaux, pareils à ceux que construisaient les utriculaires romains.
”
Source : Gallica

A. Rey,  Revue des Deux Mondes

“ Au même point, sur un espace de huit lieues, se trouvent le bois de la Mamora et deux rivières, le Buregreg et le Sébou ; la dernière, navigable en hiver, remonte jusqu’à Fez. Les montagnes et les vallons de l’Atlas sont, dans cet endroit, occupés par les Bérebères, les plus sauvages habitans de l’empire, qui rendent le passage de la montagne impraticable, même aux courriers du sultan. Les armées, les agens de l’administration et du commerce ne peuvent passer du nord au sud de l’empire que par cette voie difficile, par cette côte étroite, hérissée et couronnée d’obstacles. ”
Source : Wikisource

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