Résumé

Portrait de Laurent-Charles Féraud Laurent-Charles Féraud Histoire des villes de la province de Constantine… (1877)

Dans la soirée, le Dey envoyait son chapelet à l'assassin comme gage de pardon.
Le lendemain, toute la Milice se précite hors des casernes et se répand dans les rues d'Alger, animée de fureur et altérée de sang. Elle massacre tous les Juifs qu'elle peut atteindre, et se porte à la maison et aux magasins de Busnah. Ils sont en un instant pillés et dévastés. Les Maures, les Biskris, les Kabyles et la populace se joignent à cette soldatesque effrénée, brisent les portes des maisons juives, et le pillage devient général.
Source : Gallica

Portrait de Laurent-Charles Féraud Laurent-Charles Féraud Histoire des villes de la province de Constantine… (1877)

Je ne laissai pas de lui dire que la Compagnie du Bastion n'avait rien sur la barque de Légier, que si le Bastion devait quelque chose à Alger, c'était à Estelle à qui il fallait s'adresser, puisqu'il en était l'agent et la caution ; qu'on ne pouvait rien prétendre du sieur de La Font qu'après qu'il aurait été mis en possession du Bastion ; qu'il était inouï qu'on enlevât par force les biens d'un marchand pour payer les dettes d'un autre; que cette violence se répandrait de tous côtés et empêcherait qu'on osât venir trafiquer à Alger
Source : Gallica

Portrait de Laurent-Charles Féraud Laurent-Charles Féraud Histoire des villes de la province de Constantine… (1877)

Si un Maure tue un Chrétien hors le temps de guerre, il doit payer 300 piastres, qu'il ne paie jamais ; si, au contraire, un Chrétien tue un Maure, même pour sauver sa vie, la Compagnie est tenue de payer 500 piastres, dont on ne lui fait pas grâce d'un denier. Les Maures, qui profitent de tout pour nous piller, souvent assassinent un d'entr'eux, en déposent secrètement le cadavre aux environs de la Place, accusent les Chrétiens de ce meurtre et les obligent à payer.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature