Bey de Constantine

Définition et enjeux

Sur la Colonie d'Alger ; par un ancien fonctionnaire de l'empire (1837)

“ Un bey de Constantine n'est que le vassal d'un autre vassal; s'il agit seul, sans subsides et sans secours étrangers, en traitant avec lui de puissance à puissance, et comme avec un ennemi redoutable, c'est bien de l'honneur lui faire : si, au contraire, il n'est que le prête-nom d'une politique étrangère, d'autant plus dangereuse qu'elle agit dans l'ombre, alors l'expédition de Constantine est une question européenne qui, venant à se compliquer avec d'autres questions, peut devenir des plus graves dans ses conséquences. ”
Source : Gallica

Ernest Mercier,  Histoire de Constantine (1903)

“ La situation du sud attirait vivement l'attention du bey de Constantine; mais, avant de se lancer dans ces régions éloignées, il tenait à se rendre un compte exact des hommes et des choses. C'est pourquoi, il fit plusieurs séjours dans les oasis du Zab et en profita pour régler de nombreuses questions en litige. Il s'appliqua, avec son goût ordinaire de l'ordre, à y fixer le partage des eaux d'irrigation, véritable richesse des oasis. Dans ces voyages, il tentait de ramener à lui Mohammed-Debbah, chef des Daouaouida; mais toute sa diplomatie échouait contre la méfiance du cheikh arabe. ”
Source : Gallica

non signé,  Revue des Deux Mondes

“ Les armes sont très recherchées à Constantine, et la poudre y est si rare, qu’on la paie 4 piastres le rottili qui équivaut à une livre, et qu’on a peine à en trouver. Un seul Européen se trouve à Constantine : c’est un marchand génois ; quant aux soldats de la légion étrangère, on les a tous forcés à embrasser la religion mahométane. Mais ce n’est pas seulement par les Européens qu’on peut se ménager des rapports dans le beylik de Constantine. Achmet-Bey ne s’appuie, en réalité, que sur la basse classe. ”
Source : Wikisource

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