Laurent-Charles Féraud,
Histoire des villes de la province de Constantine…
(1877)
“ Dans la soirée, le Dey envoyait son chapelet à l'assassin comme gage de pardon. Le lendemain, toute la Milice se précite hors des casernes et se répand dans les rues d'Alger, animée de fureur et altérée de sang. Elle massacre tous les Juifs qu'elle peut atteindre, et se porte à la maison et aux magasins de Busnah. Ils sont en un instant pillés et dévastés. Les Maures, les Biskris, les Kabyles et la populace se joignent à cette soldatesque effrénée, brisent les portes des maisons juives, et le pillage devient général. ”

