Résumé

V. Devoisins Expéditions de Constantine, accompagnées de réflexions sur nos possessions d'Afrique (1840)

Après une heure de repos, l'armée s'ébranla de nouveau pour passer l'Acquemimin. Ce torrent (1) qui l'année dernière offrit tant de difficultés à l'infanterie et aux bagages, n'était plus qu'un tranquille ruisseau où le soldat mouillait à peine la semelle de ses souliers : des cavaliers arabes, couverts de chapeaux en plumes d'autruche, se lancèrent avec leurs troupes dans la plaine, au-delà de l'Acquemimin, que les buissons de lauriers-roses ombragent de leur vert feuillage. Les Spahis d'avant-garde se mêlent à eux et engagent le combat ; les défis sont donnés de part et d'autre
Source : Gallica

V. Devoisins Expéditions de Constantine, accompagnées de réflexions sur nos possessions d'Afrique (1840)

Dans le premier mouvement, pour abandonner l'emplacement du quartier général, le bataillon du 2me. léger qui était d'arrière garde, fut un instant enveloppé, et serré de si près, que son commandant, M. Changarnier, n'eut que le temps de faire former le carré pour arrêter la cavalerie qui le débordait. Dans ce moment difficile, où les grandes âmes révèlent leur puissance, M. Changarnier, pour exciter l'ardeur de sa troupe, l'exhorta par des paroles qui vont au cœur
du soldat, et traversa, en les refoulant, ces ennemis, qui le croyaient prêt à se courber sous le fatal yatagan.
Source : Gallica

V. Devoisins Expéditions de Constantine, accompagnées de réflexions sur nos possessions d'Afrique (1840)

Le jour de l'entrée à Constantine, 15 octobre 4857, nous nous transportâmes au palais du Bey. Ce monument, que rien ne distingue à l'extérieur, est à l'intérieur une petite merveille, une de ces habitations féériques que l'enfance aux songes d'or parcourt dans son sommeil. L'imagination de Charles Perrault, celle d'Aaroun-el-Ralschid, ce conteur qui procure plus de bonheur aux Musulmans en cette vie que Mohammed ne peut leur promettre de jouissances dans son paradis, ne sauraient fournir trop d'images et de détails pour peindre la mignardise de cet intérieur
Source : Gallica

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