V. Devoisins, Expéditions de Constantine, accompagnées de réflexions sur nos possessions d'Afrique (1840)
“ Après une heure de repos, l'armée s'ébranla de nouveau pour passer l'Acquemimin. Ce torrent (1) qui l'année dernière offrit tant de difficultés à l'infanterie et aux bagages, n'était plus qu'un tranquille ruisseau où le soldat mouillait à peine la semelle de ses souliers : des cavaliers arabes, couverts de chapeaux en plumes d'autruche, se lancèrent avec leurs troupes dans la plaine, au-delà de l'Acquemimin, que les buissons de lauriers-roses ombragent de leur vert feuillage. Les Spahis d'avant-garde se mêlent à eux et engagent le combat ; les défis sont donnés de part et d'autre ”
