Résumé

De l'Afrique française ; par F.-D.-L. L (1838)

D'un autre côté, pour embarrasser le gouvernement du 7 août, on ne manquait pas de représenter « que la rivalité entre l'Angleterre et la France n'était pas douteuse; qu'avec Malte et Gibraltar, la Grande-Bretagne dominait toute la Méditerranée, et que l'occupation d'Alger ne pouvait manquer de l'inquiéter. » Ce n'était pas seulement, disait-on, l'opposition de Londres que la France avait à redouter ; c'était celle de toutes les puissances européennes. Et après avoir reproduit ces demandes : Veut-on seulement occuper quelques points ? Veut-on coloniser Alger?
Source : Gallica

De l'Afrique française ; par F.-D.-L. L (1838)

En dehors des débats de la chambre des députés de la France, on disait « que la position du gouvernement, quanta la question d'Alger, n'était plus tenable. Le système militaire introduit dans cette acquisition avait rendu le nom français odieux à toute l'Afrique, et l'on demandait: qu'est donc Alger ? ce n'est pas un département de la France : car rien ne s'y fait comme dans l'intérieur du royaume; ce n'est pas une colonie : car on ne sait encore, si le gouvernement veut la garder : ce n'est qu'une espèce de Botany-Bay pour les patriotes. »
Source : Gallica

De l'Afrique française ; par F.-D.-L. L (1838)

L'occupation de l'Algérie par une puissance européenne est reconnue comme le seul moyen de forcer les Musulmans à respecter les droits des nations et à s'interdire un métier qui blesse l'humanité. Il est vrai que la Russie qui envoie les prisonniers défricher les campagnes glacées de la Sibérie ne se montre guère plus civilisée que les régences où l'on mettait aux fers les malheureux pris par leurs corsaires ; mais il est honorable pour la France de pouvoir dire aux nations avec lesquelles elle a été en guerre : «j'ai placé vos sujets prisonniers au scindes plus fertiles de mes provinces.»
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature