Amédée Hennequin

Résumé

Amédée Hennequin La conquête de l'Algérie (1857)

Il comprit que la colonisation, but final de la guerre, ne jouirait jamais d'aucune sécurité si nous avions quelque part, parmi les Arabes ou les Kabyles, des ennemis indomptés ou des voisins insoumis. Il visa donc au renversement d'Abd-el-Kader, à la conquête définitive, et à la domination directe de l'Algérie. Il ne manqua ni d'argent, ni de soldats, ni de lieutenants excellents pour exécuter ses plans; son génie militaire et son talent d'organisation multiplièrent les ressources qu'il posséda. Il eut l'honneur d'asseoir la domination française sur l'Algérie.
Source : Gallica

Amédée Hennequin La conquête de l'Algérie (1857)

Le général Clausel, qui remplaça en 1830 le maréchal de Bourmont, avait eu le mérite de comprendre que la question d'Alger n'était pas exclusivement militaire, et que la guerre, pour les nations civilisées, n'est jamais un but, mais un moyen héroïque d'organisation. Comme la France n'était pas venue en Afrique pour en faire un sépulcre, mais bien pour soumettre les indigènes à une domination meilleure que celle des Turcs, il s'agissait, avant tout, de trouver la base et la forme de cette domination, quitte à l'imposer par les armes à défaut d'autres moyens plus efficaces d'influence.
Source : Gallica

Amédée Hennequin La conquête de l'Algérie (1857)

Je ne crois pas à la haine du peuple arabe pour nos arts et notre bienêtre social, parce que je trouve dans son histoire même, dans les traces si nombreuses de ses arts, importés et appliqués en Europe, la cause de ma conviction; parce que, s'il s'est montré différent dans certaines parties de l'Afrique, c'est qu'il a toujours vécu au milieu des révolutions, dans l'état de violence et d'anarchie, et, quand il était dominé, dans l'état d'exploitation, qui tous sont incompatibles avec ta fixité et le développement de l'intérêt social.
Source : Gallica

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