Louis de Baudicour, La guerre et le gouvernement de l'Algérie (1853)
“ L'Arabe est vaniteux, arrogant, servile et faux ; le Kakyle est fier, simple, déteste le mensonge, et a un sentiment profond de dignité. Tandis que l'Arabe s'incline presque jusqu'à terre pour baiser la main du chef qu'il respecte ou de l'ennemi qu'il craint, le Kabyle le plus misérable exigera qu'on lui rende le moindre salut, et poussera même à cet égard la susceptibilité jusqu'à coucher en joue le marabout le plus vénéré qui se permettrait avec lui un retard de politesse. L'hospitalité chez le Kabyle, même le plus riche, n'a rien de fastueux, mais elle est cordiale. ”
