Résumé

Achille Fillias Géographie physique et politique de l'Algérie… (1862)

Alger, avec son port, ses maisons mauresques, ses vastes bazars, ses mosquées aux blanches coupoles, est une des villes les plus curieuses qu'on puisse voir. Les indigènes, dans leur orgueil naïf, l'appellent l'incomparable ; les Européens s'y plaisent et s'y laissent aller doucement à la vie contemplative, les valétudinaires y viennent d'outre-mer chercher sous ce ciel béni le soleil qui doit raviver leurs forces ; les phthysiques eux-mêmes s'y sentent vivre, et on ne s'y sent pas mourir.
Source : Gallica

Achille Fillias Géographie physique et politique de l'Algérie… (1873)

La montagne tout entière offre l'image d'un véritable chaos. Elle est ravinée et déchirée en tous sens, le sol y résonne sous le pas de l'explorateur, des puits verticaux d'une profondeur inconnue ouvrent aux eaux de pluie un passage souterrain à travers la masse de sel gemme. La nature y est presque morte ; cependant quelques plantes grasses desséchées faute d'eau, et des traces de moufflons à manchettes et de gazelles rappelent au géologue que la vie n'a pas perdu tous ses droits au milieu de ces solitudes désolées.
Source : Gallica

Achille Fillias Géographie physique et politique de l'Algérie… (1873)

Les indigènes de la ville de Tebessa sont un mélange des différentes tribus qui l'entourent et de descendants des Turcs.
La tribu des Nemenchas, campée au sud de Tebessa, est remarquable par la beauté de ses types ; le général Faidherbe, guidé par le langage berbère des habitants et la particularité de quelques noms propres qu'on ne rencontre que dans cette tribu, lui assigne une origine pélasgique. Les individus à peau très blanche, à la barbe claire et aux yeux bleus n'y sont point rares. En somme, c'est une belle race d'hommes, bien supérieure au commun des arabes de l'Algérie.
Source : Gallica

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