Résumé

Les naufragés de la "Marie Elisabeth" (1884)

Le jour, c'est la vue immense de la mer, qui fait miroiter au soleil sa surface d'azur, chargée de paillettes d'or. Le navire à vapeur en exhalant sa fumée quitte le port sous les yeux des hommes oisifs, qui voient au même moment les vaisseaux entrer dans la baie à pleines voiles,se couronner de mille couleurs éclatantes et, tout à coup, enveloppés de blancs nuages, lancer pour salut leurs bordées retentissantes. La ville tout entière s'étage visà-vis en amphithéâtre et les coteaux verdoyants de Mustapha, la ligne sombre du Djurjura encadrent ce riche et superbe tableau.
Source : Gallica

Les naufragés de la "Marie Elisabeth" (1884)

Tunis est une ville essentiellement orientale, ville de fabrique et de commerce, ville de marchands et de Juifs vendant tous les objets imaginables, tous les chiffons, toutes les loques, toutes les vieilles ferrailles, tous les rebuts les plus infimes. Il existe à Tunis un bazar, un marché qui ferait pâlir notre Temple de Paris et dont la description défierait les plumes et les pinceaux les plus habiles.
Source : Gallica

Les naufragés de la "Marie Elisabeth" (1884)

Il n'est guère possible à un Français rentrant dans Alger de ne pas éprouver une profonde émotion. La vue de tant de travaux opérés pour transformer une ville barbare en capitale d'une nouvelle France, pénètre l'âme d'un noble attendrissement et d'une généreuse confiance dans le sort d'un pays auquel on est fier d'appartenir.
L'intérieur de la ville d'Alger présente un grand disparate dans son aspect : Ici, des rues larges, bien nivelées, parfaitement alignées, bordées de constructions neuves, à arcades et d'une architecture toute européenne, souvent fort élégante
Source : Gallica

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