Louis-Jean-Max Reuss

Résumé

Louis-Jean-Max Reuss A travers l'Algérie (1884)

A partir d'Aïn-Roua le paysage prend un caractère plus sauvage ; les flancs des montagnes sont plus arides, la route monte et descend perpétuellement. Tantôt elle s'enfonce dans des gorges abruptes, tantôt elle serpente en courbes hardies sur le flanc des massifs. Le panorama change à chaque instant, soit qu'au détour de la route l'oeil plonge dans une vallée fertile ou sur des coteaux verdoyants, soit que tout à coup, sortant d'un défilé triste et sombre, on traverse une forêt de chênes verts ou de caroubiers, dont l'ombre bienfaisante ranime les forces et invite au repos.
Source : Gallica

Louis-Jean-Max Reuss A travers l'Algérie (1884)

En approchant du rivage, on distingue les quais immenses qui surplombent la mer, dominés par de vastes magasins voûtés à plusieurs étages, et que des rampes douces relient à la terrasse, bordée d'hôtels et de cafés, qui forme le boulevard de la République. Derrière ces hôtels, la ville monte, escaladant le flanc de la colline jusqu'à la porte de la Kasbah, qui dresse sur le faite ses tours et ses murailles blanches. Toute autre est l'impression quand on arrive par la route de Constantine et qu'on a franchi l'enceinte : ici.
Source : Gallica

Louis-Jean-Max Reuss A travers l'Algérie (1884)

Le quartier sud-ouest a gardé son caractère arabe. Les rues sont accidentées, bordées de maisons en saillie ou en retrait ; ce sont toujours les mêmes grands murs blancs, les mêmes portes mystérieuses, les mêmes judas étroits que l'on rencontre dans les rues de toutes les villes arabes. Dans l'étroite bande d'ombre que projette d'un côté de la rue la file des maisons, les indigènes dorment ou fument, chassés de chez eux par la chaleur, et quand la bande d'ombre se rétrécit encore, ils se lèvent pour aller ailleurs chercher un peu de fraîcheur que la nuit seule pourra leur donner réellement.
Source : Gallica

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