Louis-Jean-Max Reuss, A travers l'Algérie (1884)
“ A partir d'Aïn-Roua le paysage prend un caractère plus sauvage ; les flancs des montagnes sont plus arides, la route monte et descend perpétuellement. Tantôt elle s'enfonce dans des gorges abruptes, tantôt elle serpente en courbes hardies sur le flanc des massifs. Le panorama change à chaque instant, soit qu'au détour de la route l'oeil plonge dans une vallée fertile ou sur des coteaux verdoyants, soit que tout à coup, sortant d'un défilé triste et sombre, on traverse une forêt de chênes verts ou de caroubiers, dont l'ombre bienfaisante ranime les forces et invite au repos. ”
