Aïn Sefra

Définition et enjeux

Collectif Magasin d’Éducation et de Récréation

Aïn-Sefra ! Un nom qui bien souvent nous passe sous les yeux depuis que, à la suite de l’attaque, en 1899, de la mission Flamand par quelques bandes indigènes d’In-Salah, on s’est décidé à occuper les oasis sahariennes, Gourara, Touat et Tidikelt.
Comme beaucoup de villes algériennes, Aïn-Sefra doit sa création à des considérations d’ordre militaire.
Chaque pas en avant, dans l’occupation d’un pays, est marqué en effet par l’établissement, sur les limites extrêmes, de postes destinés à garantir la nouvelle conquête de toute incursion et à permettre au conquérant de s’y installer en sécurité.
Source : Wikisource

Victor Barrucand Dans l'ombre chaude de l'Islam (1921)

CHOSES DU SAHARA SUR LE MARCHÉ D’AÏN-SEFRA
Dès le dimanche soir, sur toutes les pistes, à travers toutes les dunes, les nomades arrivent à cheval, à mulet, à pied, poussant les petits ânes patients et les grands chameaux lents qui allongent leur cou souple et leur lippe avide vers les touffes d’alfa verte. « Amour » et « Beni-Guil » — tout ce peuple en migration perpétuelle — se portent vers Aïn-Sefra, pour le grand marché du lundi matin.
Le marché joue un rôle capital dans la vie de l’Arabe et surtout de l’Arabe nomade.
Source : Gutenberg

Portrait de Isabelle Eberhardt Isabelle Eberhardt Notes de route (1908)

Au pied des montagnes très hautes et très bleues, les crêtes dentelées des dunes fauves, les ondulations molles du sable roux et l’envahissement de l’alfa houleuse.
Aujourd’hui, avec les troubles du Sud et la tourmente qui gronde de nouveau à travers le Maroc en fermentation, Aïn-Sefra semble se réveiller, reprendre ses aspects de jadis, aux temps héroïques de Bou-Amama. Les troupes plus nombreuses, plus bruyantes, les arrivées et les départs, les attentes, parfois des angoisses, tout un mouvement insolite emplit les ruelles de sable.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature