Isabelle Eberhardt,
Isabelle Eberhardt, ou, la Bonne nomade…
(1913)
“ Le vendredi, qui est le dimanche des Musulmans, dès le matin, les femmes drapées et voilées de blanc, vont et viennent, humant les fleurs, cueillant des fruits et mangeant des confitures sur les tombeaux. Oui, j’aime l’Islam, d’un amour que je ne m’explique pas, mais qui bientôt, je le sens, me possédera jusqu’au fond du cœur. Et peut-être ma bonne maman n’est pas aussi folle que je le croyais, quand elle prétend que dans ses veines et, par conséquent, dans les miennes, coule un peu de sang musulman. Comment ne pas aimer une religion qui sait ainsi faire sourire la Mort ? ”
