Koubba

Définition et enjeux

Jules Leclercq,  De Mogador à Biskra : Maroc & Algérie (1881)

“ Autrefois les gens de Bou-Médine massacraient les chrétiens ; aujourd'hui ils se contentent de les insulter.
Le soleil se couchait lorsque je repris la route de Tlemcen. Je m'arrêtai en chemin à la koubba de Sidi-Yacoub, qu'invoquent les femmes stériles. Cette koubba occupe le site le plus romantique qu'on puisse rêver ; sa coupole blanche se détache vivement sur le vert sombre des arbres : elle supporte le tronc d'un mûrier gigantesque, que la tempête a renversé, et qui
n'en continue pas moins à se développer.
”
Source : Gallica

Magali-Boisnard,  Les endormies (1909)

“ Dans la koubba, c’est un éblouissement de visages superbes, de joyaux, de soies et de velours rebrodés, effleurés de gestes tintants. Une élite féminine et musulmane est réunie. On reconnaît la veuve d’un ingénieur français, délicatement assimilée d’abord puis revenue à tout l’Islam de ses aïeules. ”
Source : Gutenberg

René de Mont-Louis,  Kabyles et Kroumirs (1882)

“ Chaque tribu a le sien dans un lieu solitaire, entouré quelquefois d'un petit mur en pierres sèches. Au milieu s'élève une koubba, dôme de maçonnerie crépi à la chaux, et dont la porte, toujours ouverte, laisse voir un sarcophage recouvert d'une housse de damas rouge; au-dessus du
cercueil sont suspendus des drapeaux de soie jaune ou verte, déposés par quelque pèlerin de la Mekke.
Cette koubba renferme les restes du marabout sidi Embarek, et tout alentour sont réunies les sépultures des chefs de la tribu, dont une longue pierre, taillée en forme d'auge, indique la place.
”
Source : Gallica

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