Jules Renard,
Les étapes d'un petit algérien dans la province d'Oran…
(1888)
“ Déjà, pendant notre voyage, j'avais senti plus d'une fois mes yeux se mouiller de larmes en songeant à ma bonne mère, à ma chère Julia, à notre petit Georges, au brave oncle Jean. Dans les solitudes désolées de Mécheria, aussi bien que sous la coupole tragique de Sidi-Brahim, notre humble foyer m'était resté présent à l'esprit et je n'avais cessé de voir l'image aimée des miens flotter vaguement autour de moi. Ah ! ils sont bien puissants les liens invisibles qui attachent les uns aux autres les membres d'une même famille! ”
