Résumé

E. Delauney Notre grande colonie africaine… (1887)

Mais le lendemain en s'éveillant, Annibal s'étonna d'avoir peine à respirer. Il sortit pour que l'air frais du matin dissipât ce malaise, mais, hélas ! l'air frais du matin n'était qu'un mythe : un souffle brûlant comme celui qui vous atteint en pleine figure lorsque vous passez à la bouche d'un four, vint seul caresser son front et le faire reculer. Il éveilla Dampierre.
— C'est au moins le siroco ? lui demanda-t-il.
— Oui, le vent du sud, le terrible guébli des Arabes ; père des tourbillons de sable, comme l'appelle un poète géographe ou un géographe poète.
Source : Gallica

E. Delauney Notre grande colonie africaine… (1887)

Là, tout près, voici Tlemcen, Agadir, Mansoura, et plus loin Hanaïa, Aïn-el-Tout, Négrier, Safsaf, le val de la Tafna ; sans ce rideau de montagnes, votre vue irait jusqu'à la mer.
Il fallut arracher Annibal à la contemplation de ce magnifique panorama.
— Nous avons encore à donner un coup d'oeil à la medersa ou collége pour les hautes études ; malheureusement elle est si fort endommagée qu'on n'a pas pu la restaurer, ce qui est une perte pour l'art ; l'eau qui suinte du rocher contre lequel elle est adossée en est la cause.
Source : Gallica

E. Delauney Notre grande colonie africaine… (1887)

Là, Annibal put s'en donner d'admirer des palmiers! Ce n'étaient plus les arbres étiques que les jardins publics du midi de la France exhibent à l'admiration des promeneurs, maigres plumeaux qui font penser intérieurement que « malgré son nom l'oasis doit être une triste chose. »
Les palmiers et les oliviers de Biskra sont, dit-on, contemporains des Romains. Aussi quelle puissance de végétation! quelle vigueur! C'est là que Dampierre pouvait triompher et démontrer ce que les canaux, les puits artésiens peuvent enfanter de merveilles, même au sein du désert !
Source : Gallica

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